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M.L. Dioptaz 1998
" Tirer avec la technique améliore le tir, mais tirer avec l'esprit améliore l'homme." (Esprit du Kyudo... esprit du Sarbacana)
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Cette école du souffle totalement nouvelle et unique au monde a été inventée en 1991, par un chercheur protéiforme Michel-Laurent Dioptaz
Parfaite symbiose entre la méditation et l'action, la pratique de la sarbacane est ici élevée tout à la fois au niveau d'une méditation Zen, d'un Art et d'un Sport.
(La pratique du Qi gong et du Zazen y sont étroitement liées.)
Née des premières curiosités du souffle humain, la sarbacane renaît ici pour nous accompagner dans nos plus subtils souffles de conscience. M.L.Dioptaz a réactivé cet outil préhistorique pour le transmuer en un précieux instrument permettant d'explorer les états les plus affinés de l'attention, de l'intuition et de la prise de décision par la conscience du souffle.
(Le "SARBACANA" est référencé dans l'Encyclopédie "QUID" à "Sports divers" ) (Scanner de la page du QUID)
(Lien direct sur l'Encyclopédie QUID année 2003, année 2007)
Le calibre des sarbacanes, le poids et la forme des flèches ont été redéfinis de telle sorte que le Souffleur doive produire des expirations ventrales très puissantes, (Expirations que l'on nomme, en kinésie respiratoire, des V.E.M.S : Ventilation Expiratoire Maximum par Seconde.) ceci afin de réaliser des "flèches-de-souffle" qui viennent, tout à la fois, du fond du corps et du fond de l'esprit.
Il faut savoir que les sarbacanes-Sarbacana sont vraiment très particulières, totalement spécifiques dans tous les aspects de leur conception :
(En fibres de verre et résine, puis cuites une douzaine d'heures) les sarbacanes Sarbacana (longues de 1,8m à 2m et 17,2mm de diamètre interne) sont si légères (200g) que la moindre émotion les fait vibrer. Ce détail est révélateur de la philosophie de ce tir.
Leur profilé, pareillement, bouleverse complètement nos notions habituelles de visée.
En effet il offre un procédé optique totalement nouveau (inventé par M.L. Dioptaz ©®) conçu de telle manière qu'il implique notre vision périphérique en même temps que notre vision centrale. ( Ce qui permet de viser, non plus par l'habituel processus de focalisation (alignement oeil-sarbacane-cible), mais par "défocalisation" en ouvrant nos perceptions tous azimuts. )
Nos flèches elles aussi sont différentes, elles se comportent comme des voiles, et, afin d'impliquer notre souffle ventral sont 4 fois plus lourdes que les flèches utilisées dans les pays où la sarbacane a survécu. (poids: entre 7g et 10g, longueur: 30cm jusqu'à 50cm)De plus elles sont réalisées par les pratiquants eux-mêmes et leur fabrication fait partie de la voie du Sarbacana.
( Nos distances de tir: 10 m, 18m, 33m, (85m avec flèche de 10g)

Fondements
Lors de l'expiration, la sarbacane nous est comme... instinctive.
Naturel prolongement de la bouche, telle une extension des lèvres accompagnant le souffle. Un geste du souffle si tangible en esprit, que la Vie l'a concrétisé "trompe" chez les insectes, les éléphants, les mollusques... C'est ainsi qu'avec le tube d'un stylo-bille, avec celui d'un bambou, du fin fond de la classe, au fin fond des forêts vierges, tous les enfants du monde ne manquent pas de d'inventer-réinventer la sarbacane. Elle est comme le premier geste du souffle créant l'outil.
De ce fait, la sarbacane est l'un des instruments premiers de notre humanité. Puis nous enfouissons la sarbacane dans nos souvenirs d'enfance... Probablement afin d'augmenter l'efficacité de ses chasses et de ses guerres "d'adulte", l'Homme a fait souffler la poudre à canon dans ce bout de tuyau où soufflait sa bouche. Et, de ce fait, il a oublié la force explosive de son souffle.
De plus dynamisé par d'évidentes raisons de survie et par son goût pour la compétition, l'Homme à fait porter son attention essentiellement sur les résultats et gratifications obtenus par l'effet des projectiles sur le but à atteindre. Ainsi récompensé-fasciné par ce qui se passe "là-bas", dans le miroir de la cible, les inventions et évaluations se réalisèrent (et se réalisent) dans cette seule perspective. C'est probablement pourquoi regardant dans cette seule direction, les étonnantes applications de la sarbacane sur la compréhension des mécanismes du souffle liés à la conscience (essence du ZEN) et ceux de la prise de décision liés au souffle, n'avaient encore jamais été explorées jusqu'à présent.
Michel-Laurent Dioptaz fait faire une galipette à notre attention pour la retourner vers l'autre extrémité du "tuyau" celle qui se tourne vers le tireur. Ainsi, en plaçant le but "ici" et non "là-bas" on peut constater que nous avons là un prodigieux instrument directement branché sur l'intelligence du souffle. Et que, grâce à cet accessoire, l'on peut visiter et développer tous les aspects de cette intelligence et donc de la conscience.
Ainsi, bien que la pratique de la Voie du Sarbacana n'ait qu'une quinzaine d'années, les gestes du souffle, les gestes de l'esprit qu'elle active et chevauche sont si essentiellement humains que, dans son vécu, c'est comme si cet enseignement remontait aux origines mêmes de notre humanité, comme une remontée de souvenirs d'une profonde tradition oubliée.
( Bien souvent dans les esprits, la notion de "tradition" est synonyme de quelque chose d'immuable qui ne change plus. Et pourtant, voilà que les traditions d'Eveil, les Traditions du Zen ont pour fonction de conserver vivant la chose la plus changeante qui soit - l'instant... l'instant présent ! Traditions du spontané ! Traditions paradoxales...
Le "Tranchant" du Zen est traditionnellement non-traditionnel. M.L.Dioptaz.)
Toute personne ayant pris le temps d'observer les mécanismes de son souffle sait que chaque sentiment, chaque émotion, chaque état d'être est accompagné d'une respiration spécifique. Elle sait aussi que, inversement, modifier son souffle permet de changer d'état d'être.
Bien sûr, tous les types de souffles peuvent projeter des flèches, et l'on peut souffler des flèches dans toutes les dispositions d'esprit. Mais l'on peut aussi constater que chaque état d'esprit n'a pas la même attitude dans la relation au "but" qu'il se donne à atteindre. Explorer ces divers souffles est l'une des raisons d'être de la Voie du SARBACANA
Et ce face à face avec la cible reproduit idéalement la quintessence des conditions de notre vie de chaque instant : "choisir", "décider", "agir", "mener à bien" et ainsi de suite... mais tout cela résolu, cette fois, par l'intelligence du souffle (Ki-Chi), l'intelligence du hara (le "ventre", dans les arts martiaux japonais),
Cette cible, devenue une parfaite représentation des divers "buts" que nous nous donnons à atteindre tout au long de l'existence, va nous permettre d'explorer les différents types de respirations qui déterminent notre entrée dans l'action.
Chaque flèche-de-souffle traverse et met en évidence notre exact qualité d'attention, jusqu'à ce que le souffleur, la sarbacane, la flèche, la cible et l'espace environnant ne fassent plus qu'un. Là se trouve l'un des aspects essentiels de la pratique de la Voie du Sarbacana : amener l'état de conscience induit par la méditation à se frotter-confronter et pénétrer l'esprit du quotidien.
Le souffle, c'est la vie, la Sarbacane, par son "jet-de-souffle", est l'expression même de cet élan vital, un "jet de vie". Mais tout comme la vie doit-être éclairée de conscience, la pratique de la Voie du Sarbacana est une méditation qui va consister à éclairer chaque flèche de souffle de notre plus fine attention.
Le "tir" Sarbacana est précédé d'un Kata, une série de gestes, très lents (un tai chi), proches en esprit de la chorégraphie du kyudô
(l'art du tir à l'arc japonais, dans la voie du zen. D'une certaine manière, nous nous posons en sœur cadette du kyudo, explorant avec notre souffle ces mêmes espaces de concentration et de présence qui induisent le geste juste, visitant encore et encore cette qualité d'attention où lacher-prise et prise de décision ne font plus qu'un.)
Cette préparation apporte au souffleur le calme et la concentration nécessaires à la qualité de son tir.
Ainsi, à chaque flèche nous explorons cette subtile articulation de la conscience où se détermine le juste choix, la juste décision. Nous disposons d'une fraction de seconde pour qu'objectif-intuition-décision-action soit totalement synchronisées, liés en un seul souffle. Plus question de tergiverser avec soi-même, juste une fraction de seconde pour être pleinement présent, corps et esprit réunis en une même expiration. L'intelligence dans le ventre, dans le "hara".

L'objectif est de toucher son propre centre et pas seulement celui de la cible. En fait, atteindre la cible n'est plus la finalité première, puisque c'est une qualité de résultat qui va se produire tout naturellement et très simplement dès que l'on réalise son propre centrage. (Ainsi l'instant "magique" du Sarbacana, se situe au moment du souffle, non pas à celui de l'impact. Le principe repose sur le "kiaï", (le cri poussé dans les arts martiaux, qui transforme l'expiration en une énergie puissante, dynamisant le mouvement dans une action décisive..) comme le "raaan !" qui accompagne la cognée du bûcheron, dans la pratique des arts martiaux, le "kiaï", le cri doit jaillir au même instant que l'émission d'énergie. Dans le Kyudô ( le tir à l'arc dans la voie du Zen), le Kiaï doit être produit en même temps que le lâcher de flèche. Pour Sarbacana, il en est de même, et il ne peut en être autrement car le Kiaï est le lâcher de flèche. C'est le ki-aï (aï-ki) qui dynamise la flèche. Sans ce Kiaï, pas de flèche.
Comme un tigre bondissant du coeur de sa passivité - jaillit le !kiaï! de silence. Un jet de silence pointu, dont le cri est la flèche. Aucune préparation, appréhension, avant ce jet de souffle, juste une inspiration comme les autres, qui - d'un coup - se transforme en un expir fulgurant ! Un éclair de souffle dans le ciel bleu de la respiration, puis la respiration reprend son rythme paisible, profond, régulier. Cette formidable percussion du souffle, est induite sans la moindre parcelle d'agressivité. C'est une force semblable au coup de marteau du sculpteur, dont la puissance explosive jaillit d'un esprit qui caresse les formes du monde.
Lors de ce "jet-de-flèche", objectif-intuition-décision-action se trouvent liés en un seul et même souffle, cela permet d'explorer et de réaliser cette qualité de présence où "lâcher-prise" et "prise de décision" ne font plus qu'un. (avec tout l'épanouissement tant physique que psychique que cela procure.)
Pour qui ?
Ce jet de souffle prend naissance au centre du corps, en un même lieu que les chants et les rires...
En effet, rire et jet de souffle mettent en jeu, exactement, le même ensemble musculaire : le couple abdomino-diaphragmatique. Mais l'on peut constater que cet ensemble musculaire est très souvent bloqué pour des raisons émotionnelles ou biographiques. Ainsi détendant le diaphragme, stimulant le parasympathique et favorisant l'oxygénation, cette pratique est un excellant remède pour tous les troubles liés au stress.
Cette école du souffle convient à tous car en plus des finalités totalement spécifiques et uniques qu'offre cette discipline, les qualités de souffle de concentration et de prise de décision qu'elle développe font d'elle un excellent entraînement pour toute autre discipline, tout autre sport et bien évidement pour le vécu du quotidien.
Par ce souffle qui fait fusionner le corps et l'esprit, la Voie du Sarbacana place notre attention là où l'instant présent délivre son enseignement. En cela, cette école participe des voies du Taoïsme, du Ch'an, du Zen ou de toute autre discipline qui nous invite à nous poser sur "l'ici-maintenant" .
La pratique d'un sport contribue à modeler et renforcer nos façons d'être et d'agir, et leurs conséquences dans la vie quotidienne. D'où l'intérêt d'ouvrir le champ des énergies qui dynamisent notre vigueur, et de ne pas rester à seulement nous exalter et nous féliciter des résultats obtenus par nos énergies d'agressivité et de compétition, exploitant seulement nos "Ki" basiques de survie et de prédateur.
( Par contre dans les premières phases de sa maturation il est préférable que le "Ki" soit forgé dans la friction et l'affirmation de soi qu'offrent les sports de compétition. Et c'est seulement lorsque ce type de "Ki" est bien trempé de cette manière, qu'il va pouvoir être éclairé et maturé de toute autre manière… par les chemins du "lacher-prise" du "non-agir"du Ritsu Zen. . C'est pourquoi il n'existe pas de formation au Sarbacana pour les juniors.)

Le Dojo mère
En 1991, il a été créé prés de Paris, un Dojo consacré à la Voie du Sarbacana comme Ritsu-Zen.
(Nous sommes sur le web depuis 1999 et de ce fait encore référencé sur de vieilles adresses. Notre véritable adresse web est: www.sarbacana.com ) |
Le sevrage tabagique est lui aussi à considérer, car nous pouvons constater, que "Sarbacane" et "cigarette" prennent naissance au même endroit : placées entre les lèvres et traversées de souffle, mais là où le fumeur inspire des scories, le Sarbacanaka, lui, expire les siennes et dans les deux cas l'on visualise son souffle. Du fait de cette promiscuité orale, le passage de la cigarette à la sarbacane peut-être une sublimation facilement réalisable. (Cependant, le désir d'arrêter de fumer ne peut-être, bien évidement, une motivation suffisante pour participer de cette école.)
Rappelons que la sarbacane est une arme. En fait, elle a la dangerosité de ce qu'elle projette, et si les boulettes de papier mâchés, font d'elle un jouet, ses flèches peuvent devenir aussi dangereuses que celles d'un arc. De ce fait, il est préférable, et cela quels que soient les projectiles utilisés, que son maniement se fasse en pleine responsabilité.